Qui c’est les meilleurs évidemment, c’est les frogs!

Après un championnat indoor réussi chez les Frogs, les coachs, en mal de sensations, montent un scénario de compèt’ d’ultimate pour nous emmener à la montagne. Objectif: l’ascension du K2. N’en sachant que peu sur ce mythique sommet, ils font des recherches et se rendent compte que c’est loin. Probablement dyslexiques sur les bords, ils tombent finalement sur un sujet sur le site de la FFDF (Fondation Franchouillarde Des Fêtards se sont-ils dit) qui traitait de N3… “Connais pas mais ça doit être une montagne”.

 Nous voici donc embarqués dans cette aventure, dont l’origine reste douteuse mais bon, pourquoi pas !

L’hôtel est réservé à St-é, et 2 navettes sont définies: 17h et 19h !

Les arrivants de la première navette arrivent à peu près à l’heure, et partent à peu près à l’heure aussi.

Pour la 2e navette, c’est une autre histoire: celle de la grève du RER ! Pour ne citer que l’image la plus marquante: Lolow était à la poursuite du bus de José, afin de ramener celui-ci chez lui, prendre ses affaires, pour enfin rejoindre la navette ! Ils sont donc partis après 20h30, merci la RATP !

Pendant ce temps, la première navette pose les bases du WE: on rate l’aire dans laquelle y avait un McDo, tant pis on s’arrête à la prochaine… Et, là, BUR-GER-KING ! Celui-ci aura eu raison des casse-croûtes de presque tout le monde; seul Guigui a résisté à la tentation, en ne commandant qu’une frite pour accompagner son sandwich.

On arrive enfin chez les verts, on découvre nos chambres: elles sont bien mais on est crevés, donc au dodo, la 2e navette arrivera vers 1h30.

Allez, c’est l’heure, réveil pour tout le monde et nous prenons le petit dej ensemble pour attaquer cette première journée de compétition, puis direction le stade.

Pour s’y rendre, et comme ce sera le cas tout le WE: 2 navettes. La première part 5 minutes avant mais doit passer chercher Enguy à la gare, pour ensuite rejoindre les autres sur le terrain. Mais à notre arrivée, pas de navette n°2… Ils nous confierons, en arrivant, avoir fait un détour de 10km … Pour un trajet de moins de 10km, là c’est des bons :-)

L’orga nous avait prévenu, le terrain est loin des vestiaires… En effet, on a donc les vestiaires, 3 terrains de foot en longueur, puis notre terrain… Va falloir compter les pipis pour les demoiselles de l’équipe !

Youltima (Rodez) – Nous partîmes 14…

Et c’est parti, le premier match démarre contre les rodéziens. Nous prenons assez rapidement de l’avance au score et notre défense individuelle semble plutôt efficace. Pas vraiment d’erreur en attaque, très peu de drops et le match défile finalement assez vite pour atteindre le score final de 15-5 avant la fin du temps… Tellement vite qu’Enguy, ne s’étant pas rendu compte que la fin du match était là, a voulu faire une course pendant un point… Et bah voila, blessure sur le dernier point du match, il ne pourra plus jouer du WE… Faites gaffe les handlers, il n’y a guère que Brama qui supporte de trottiner 90% du point de partir dans un sprint de 60 mètres à fond!

Dans le huddle, les sudistes, dont l’accent nous met forcément le sourire aux lèvres, nous avouent qu’ils n’ont pas encore pu s’entraîner sur un terrain extérieur de l’année. Ce match sympa se termine sur un samouraï partagé entre les 2 équipes, vraiment très sympa avec 1 ou 2 essais de zone chez nous mais vraiment très désorganisé.

Conscients du beau match mais également de la grande réussite que nous avons eu, nous voyons venir le prochain match contre les locaux d’un œil dubitatif.

Fumble (Andrézieux, les locaux) – FightClub Disc Section

Le match commence de la même manière que contre Youltima mais nous pouvons déjà discerner “la casquette”, leur jeune handler, adroit et qui court bien vite !

Le score est en notre faveur et nous décidons de poser la zone pour la travailler pour la suite. Ça marche plutôt pas mal et nous alternerons jusqu’à la fin des défenses de zone et des indiv’.

15-7 pour nous.

Dans le huddle, une fois les mondanités respectées, un OVNI arrive soudain, François aux commandes de celui-ci: “on a bien défendu, notre indiv’ marchait bien puis a posé une zone pour la travailler… Puis on est repassé en indiv’ pour se reposer”… Nous avons alors enfin compris ces profs d’art-plastiques du collèges qui voulaient nous faire “dessiner des émotions”… Ben nous avons vu, sous nos yeux ébahis, se dessiner le dépit sur les visages de nos adversaires !! Et la gêne sur le visage du coach: “mais nan, c’est pas ça, c’est juste que …” [n’hésitez pas comme nous tout au long du WE, à lui rappeler cette phrase quand vous le croiserez].

Le fait du match à noter: le high-kick de Brama dans la tête de Julien… Un très beau mouvement qui résultera en un beau saignement du visage, puis un œil au beurre noir un peu plus tard… Apparemment y avait pas assez de piment dans le jeu.

Nous voici, 2 victoires en poche (objectif du WE rempli), en train de regarder la fin d’un Pongo – Eulchtimate bien accroché et qui va durer plus d’1h30. Le début de notre dernier match de la journée est donc retardé puisque nous jouons les Pongo, qui ont finalement perdu leur marathon.

Pongo (Carpentras) – Des verts et des biens mûrs

Ce match se déroule comme le précédent: nous prenons rapidement l’avantage et alternons les défenses de zone et individuelle. Bien aidés par la fatigue encore très présente dans les jambes adverses, le score défile et nous voici finalement à 15-4 pour nous contre des adversaires probablement meilleurs que les 2 équipes précédentes mais qui étaient trop fatigués.

À la fin du huddle, encore dans l’euphorie de ces 3 belles victoires et entraînés par notre Micka: “3 tours de footing pour le décrassage”… Micka qui, certainement désinhibé par le discours du coach, et en réponse à un étonnement des Carpentrassiens qui ramassaient leurs affaires (et leurs jambes): “bah nous on a encore du jus”… Voila, amis parisiens ne vous inquiétez pas, nous nous sommes occupé de la réputation des habitants de la capitale :-)

Puis en rentrant vers les sacs, ce qui pouvait sembler être une question banale: “il est mouillé ton sweat José?”, n’en était en fait pas une… “ouais il est mouillé mais là la tâche jaune c’est une tâche de moutarde au curry, parce que…”, les fous rirent fusèrent et on senti une pointe de moqueries dans les reprises des présents:

  • bah ouais mais c’est parque j’étais en train de manger un sandwich, mais il n’était que 10h23, alors du coup j’ai dû appeler un pote. Mais j’trouvais pas mon téléphone parce qu’hier j’suis allé en soirée et que j’ai dû le prêter pour faire le minuteur…

  • oui puis j’étais dans le bus 22, sauf que yavait des travaux sur la route donc j’ai dû prendre le T12, mais il ne s’arrêtait pas au bon endroit …

… Un bien grand moment parti d’une si petite question… [vous pourrez aussi parler à José de sa tâche de moutarde au curry :-) ].

Douche, retour aux appart’ et spirit autour de l’apéro: si l’équipe est montée de division, on remarquera aussi que le coach a changé de discours: les classiques “siouplait” ont fait places aux gros “VOS GUEULES”, y faut c’qui faut ! Le parti est également pris: demain, on jouera aussi en vert, tant pis si on pue ! Départ ensuite pour le resto déniché par Lolow, à 10 min à pied de l’hôtel, nickel !

Nous passons une très bonne soirée dans ce resto à la déco originale et très sympa, au serveur qui préfère prendre 3 fois la commande pour être sûr de ne rien rater et au baby-foot pour clôturer ce très bon repas.

À noter: pour la plus part des gens, ce fut entrée-plat-dessert… Mais Philou n’est pas comme tout le monde et le prouve encore une fois: c’est très probablement le plus léger de l’équipe, mais c’est lui qui a pris un tartare de boeuf entre le plat et le dessert … Ben ouais, c’est Philou quoi !

Nous nous couchons finalement “tôt” car le changement d’heure rôde.

Ça y est, il fait jour, la douche coule, le café est lancé, c’est l’heure de se lever… Ah… Bah nan, nous avons eu droit à la classique: je change l’heure du téléphone avant de me coucher et c’est bon … Mais non, le téléphone est fourbe et lui aussi change d’heure. Faux départ !

Le 2e réveil est le bon: petit dèj, sacs, dents et direction le terrain.

Les 2 navettes partent donc en direction du terrain… Dans la navette 1, on a un doute entre 2 sorties sur la route, le GPS n’est pas très clair, et forcément, on prend la mauvaise ! Puis on entend “Ah bah on s’est trompé là aussi hier, vous allez voir la prochaine sortie est loin”… Merci Guigui et Lolow, qui étaient du détour le samedi qui en sont aussi le dimanche !

Eul’chtimate (Lille) – Au nooooooooooooord, c’était les guelonnnnnnnnnnnnnnns

On les a regardé la veille: ils sont grands, ils sont adroits et ils courent.

Le match contre les lillois s’annonce être le plus compliqué du WE contre l’équipe la plus athlétique de la poule.

Le match commence et nos doutes se confirment: ils jouent juste, nous moins; ils sont grands, nous moins; ils marquent des points, nous moins.

Le cap est annoncé à 12-7. À ce moment là, tout le monde repense alors au match qui nous a permis d’être là: les Fly à Orléans (cf. Championnat Outdoor 2014 – Poule Haute – Orléans – 26 et 27 avril). Et une évidence: tant qu’un match n’est pas terminé, il n’est pas terminé. En espérant qu’il nous reste quelques bactéries de la maladie du cap attrapée par les Orléannais 11 mois plus tôt, nous feignons le spirit et leur tapons dans les mains: “Bon cap”… Les symptômes semblent se manifester, notre défense tient et nous refaisons notre retard: de -5 on passe à -2 sur le score de 11-13.

À ce moment là, quelque chose se passe: des sources externes nous révéleront finalement l’interception d’une communication: “Roger ici tour de contrôle. La grue est en place; je répète: la grue est en place!”. Et cela colle malheureusement au scénario: sur le pool, 2-3 passes pour embrouiller les enquêteurs et feu: la guelon est partie. Tout le monde se retourne et nous voyons le plan machiavélique mis en place: Philou est face au double mètre nordiste. On y croit car c’est la grenouille qui a le plus emmagasiné d’énergie la veille au resto, peut-être aura-t-il les cuisses pour résister. Dans un duel aérien digne d’une pub de shampoing, Philou prend son élan et saute, a priori bien placé: devant son joueur. Puis soudain, alors qu’il atteint son altitude maximum, le bras tendu en l’air, une main vient tout simplement lui prendre le disque sous le nez, d’une facilité déconcertante (on ne sait même pas s’il a dû sauter…). C’était finalement plutôt une scène digne de Scratt dans l’âge de glace !

Défaite 11-14.

Pas vraiment de regrets sur ce mach: ils ont bien joué, nous avons moins bien joué que la veille et les quelques tentatives de défense en zones n’ont pas du tout porté leur fruit.

Discjonctés (Dijon) – Une dernière pour la route

Après 3h de pause, nous revoici sur le terrain pour le dernier match du WE, il faut le gagner pour terminer sur une bonne note.

Le match prend en fait une mauvaise tournure: ils jouent plus juste que nous, ils semblent beaucoup moins fatigués que nous et mettent finalement plus de points que nous.

Dans un match où il y a eu quelques contacts, on s’incline finalement 8-13.

Ce match laisse pour certains un goût d’amertume, pour d’autres un goût de lactique.

Après une douche et une bière pour certains, nous voilà repartis en direction de la marre.

Comme on ne change pas une équipe qui gagne, le stop au Burger King et apprécié de tous (me semble-t-il) et ponctue un WE réussi:

  • le maintien est assuré (objectif de la saison)

  • on est en poule haute

  • on a découvert de nouvelles équipes

  • c’était très sympa !

Allez les verts !

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